REM

Date de la visite : Jeudi 21 mars 2019

Auteur : Eva W. Fortin

Le 21 mars dernier, nous avons eu le privilège de rencontrer l’équipe du REM, un projet présentement sous les projecteurs à travers le monde. Alors que nous entendons parler de projets, tel que le prolongement de la ligne bleue de ou de la ligne rose depuis plusieurs années, le REM a su prendre forme en aussi peu que 3 ans.

Modèle d’affaires

Il s’agit du premier projet du genre au Québec. Dans ce nouveau modèle d’affaire de CDPQ Infra, le gouvernement québécois identifie les besoins et approuve le départ du projet, alors que CDPQ détermine la solution et encadre le projet. Ce modèle d’affaires particulier fait en sorte que le gouvernement investit seulement 1.28 G$, mais obtient tout de même un projet à 6.3 G$. Toutefois, afin d’assurer un retour sur investissement rapide certaines mesures doivent être mises en place. Alors qu’un projet d’envergure du genre requiert habituellement des années d’études, la loi 137 a été mise en place. La « loi du REM » est une réelle innovation au Québec et permet ainsi d’accélérer les longs procédés et de contourner les programmes particuliers d’urbanisme pour favoriser le bon développement du projet.

Étude d’impact

Alors que l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) évalue les besoins en transport collectif de la grande région métropolitaine de Montréal, deux ressortent du lot. La Rive-Sud, ainsi que l’Ouest-de-l’Île et l’aéroport requièrent une meilleure desserte. Bien que ces deux besoins ont chacun leur étude d’impacts en cours, celles-ci sont mises en commun afin de mieux identifier une solution d’ampleur. Cette solution a pris la forme du Réseau express métropolitain. Dès 2021, ils nous sera possible de faire un trajet tel que passer de l’Université de Montréal au centre-ville en moins de trois minutes. Le réseau de 67 km offrira notamment des stations multimodales et fermées ainsi que des trains sans conducteur.

Organisation

Lors de ce projet, deux consortiums sont en place: le Groupe NouvLR et le Groupe des Partenaires pour la mobilité des Montréalais (PMM). Alors que NouvLR assure l’ingénierie, l’approvisionnement et la construction (IAC), PMM fournit l’ensemble du matériel roulant, en plus d’assurer l’exploitation réseau lors des 25 premières années. Cette organisation permet de développer l’ingénierie tout au long du projet et de débuter les travaux en même temps. L’ensemble de ces éléments permet un avancement rapide, de la flexibilité et de l’efficacité tout au long du projet. Bien que le tout soit bien réfléchi, le partage du risque demeure un élément complexe à gérer en présence d’autant d’intervenants.

Unique au monde

Alors que les tous yeux sont rivés sur ce projet présentement, un système unique au monde est présentement en train de prendre forme. En effet, le réseau comprend l’intersection de trois branches différentes. Bien que ce principe ait déjà été vu ailleurs, celui-ci est le plus complexe jusqu’à présent. Le croisement des trains venant de Deux-Montagnes, de Sainte-Anne-de-Bellevue et de l’aéroport Pierre-Éliott-Trudeau se feront en alternance de seulement 90 secondes. Les trains sans conducteur et à contrôle centralisé permettront des croisements sécuritaires et un réseau robuste.

Ceci n’est qu’un simple aperçu du projet qui révolutionnera la façon dont nous nous déplaçons.

Références

Propos recueillis lors de la visite aux bureaux du REM le 21 mars 2019.

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